Pour l’opposition rassemblée, «Moudenc fait payer l’addition aux Toulousains»
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Des élus socialistes, communistes, écologistes et l’élue radicale de gauche : onze des seize conseillers municipaux qui constituent l’opposition toulousaine se sont retrouvés hier pour une conférence de presse commune.

Il ne s’agit pas d’une première puisqu’ils l’avaient déjà fait en 2015 à la suite des 15% de hausse d’impôts décidée par Jean-Luc Moudenc mais la chose est suffisamment rare pour être soulignée : depuis trois ans, et la défaite de 2014, les alliés de l’ex-équipe dirigeante donnent plutôt à voir l’image de la division.

Le bilan de mi-mandat du maire de Toulouse et la campagne de communication qui l’accompagne ont provoqué ce rapprochement. Car pour l’opposition unanime, cette campagne véhicule «des éléments maquillés, interprétés», bref «mensongers». Et les élus entendent eux dresser «le vrai bilan». Pierre Cohen (PS) résume celui-ci en une phrase : l’action de la nouvelle municipalité consiste «à faire payer l’addition aux Toulousains». Hausse des impôts, des tarifs municipaux et baisse des subventions aux associations : le triptyque de 2015 est le socle de la critique. Quant aux investissements, «ils ne sont pas si élevés que ça» et beaucoup des réalisations actuelles sont l’héritage de l’ancienne municipalité, juge l’ancien maire.

Pierre Lacaze (PCF) enfonce le clou : «la ville est plus dure, plus difficile, avec une perte de solidarité. On paye plus pour moins de services.»

Antoine Maurice (EELV) ne veut pas griller les étapes. Pour les anciens alliés, il s’agit aujourd’hui «d’aller vers les Toulousains» et «de faire remonter leurs attentes». Une réunion publique est notamment en préparation. «Après émergera progressivement l’envie de porter un autre projet pour Toulouse, sans doute aussi avec d’autres acteurs.» Puis enfin viendra la constitution d’une liste. Il reste bien des étapes donc sur la feuille de route de l’opposition municipale.

lire l’article paru le 21/20/2017 sur le site de la Dépêche

Photo La Dépêche Michel Viala