L’opposition veut parler d’une même voix
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Pour la deuxième fois depuis la rentrée, les trois groupes de l’opposition municipale toulousaine, socialiste, communiste et écologiste, ont tenu un point presse commun, hier, à la veille du conseil municipal d’aujourd’hui.

 

«Une démarche unitaire» voulue, comme le dit Pierre Cohen, président du groupe PS, et qui semble désormais la règle, trois ans après la défaite de 2014. «C’est l’opposition municipale qui parle et pas simplement l’addition des trois groupes», affirme Pierre Lacaze (PCF).

La large campagne de communication de Jean-Luc Moudenc, le maire LR de Toulouse, sur son bilan à mi-mandat, en octobre, a ressoudé les rangs de l’opposition qui dénonce d’abord et avant tout, dans l’action municipale, «une logique d’austérité». Celle, déjà stigmatisée, de «la triple peine» : hausse des impôts, des tarifs municipaux et baisse des subventions aux associations. Et qui «s’accommode» des «restrictions budgétaires aux collectivités» du président de la République. «Le poste de porte-parole de La République en marche est déjà pris. Jean-Luc Moudenc ne peut pas candidater», a ironisé Pierre Lacaze. Des actions communes seront entreprises début 2018, annonce Antoine Maurice (EELV), notamment pour «faire entendre la voix des Toulousains».

Au conseil municipal, l’opposition dénoncera, à l’occasion de l’avis sur le Plan local d’urbanisme métropolitain, «un urbanisme d’opportunisme, sans vision d’ensemble».